lundi 7 décembre 2009





un matin devant la maison est apparu un bonhomme de neige obèse avec de grands yeux miroir sans main ni bouche plus beau témoignage sur son époque qu'un enfant de six ans peut bâtir il n'y a pas de poètes qu'un cri commun et changeant qu'il faut sans cesse renommer pour lui survivre



sit-in



nous ne dormons plus parce que les jours sont vides et nos corps inutiles la lumière cette salope parfois se glisse jusque dans la cuisine lèche nos faces de vampires c'est pour ça et autre chose qu'on a mis tous les matelas dans le salon pour protester contre l'ennui et février toutes ces drogues ces choses ce béton et on se touche avec nos bouches



(parfois dans la fenêtre les enfants de la voisine font semblant de jouer de la neige en constellation sur leurs enveloppes d'hivers pour que leur mère ne s'évapore pas en pilules avec les autres)

jeudi 3 décembre 2009

vomir




des semaines somnambules à courir après sa queue pratiquer sa liberté de tout petits coups de poing dans le vide étourdis par les rires et le trouble de n'être pas une image absoute


mercredi 11 novembre 2009

prison de poupées




nous sommes plastique
fruits obilgés de peu de rêves
chair d'une amérique
de chlore et de téléromans


nous sommes fils de rien
moins que personne
de la télévision et de trop de regrets






avons dans la gorge cette langue cheap de sofa
de bière en vente chez esso
(surtout ne pas déplaire
travailler son cul
être le meilleur
de sa catégorie)


des fourrés du dedans






nous sommes plastique
images animées de désirs d'images
quelques pas de danse et maintenir l'ambiance


nous sommes très beaux
et lisses
agencés aux tapis

propres


et délavés de vie


lundi 12 octobre 2009

afterhour



écartelés entre tuer le temps et ne pas mourir d'ennui dans le dégoût des jours égaux à déborder dans des moiteurs fauves qui crépitent à renforts de toutes les textures d’apparences s’improviser des squats d’intimités de circonstances avec toujours jamais la même histoire d'incontinence des nerfs cette mémoire des odeurs et la curiosité de voir comment cette fois ça va s'écraser



trop souvent tiraillés par l'haleine halal des taxis de voyages en bouts de nuits de parle-moi dans la bouche dans mon absence à moi-même son manteau de chair un autre escalier de fer forgé une pièce mal chauffée de haschisch à tout se faire sans rien se dire vraiment le creux du corps en forme d'abandon tout croche par l’appel de muses salées de danses sales toute en immensité brune la couleur de l'amour



s'imprégner des hordes de vampires à jouer sans filet déchirer nos vies neuves trop propres délavées de vie noyer dans le fuzz et toutes les couleurs d'alcool plus de hangars insalubres bars glauques nombrils salés le sourire fake d’impatiences d’épidermes et jusqu'à ce que les lumière se rallument l'impression de la famille nourrie de drogues cheap de soliloques à sens unique et si possible venir dans la face de quelque chose de beau piétiner un peu de fraîcheur et faire semblant avec un poing dans le cul avec le linge qui va avec