samedi 2 janvier 2010
frenche ou meurt
et malgré quelques arpents de neige et l’écart démesuré entre nos démarches et nos attitudes on est encore capables d’incarner de bien beaux monstres de cour d’école jouer fort à se faire mal par ennui souvent ou pour voir jusqu’où les nerfs peuvent suivre quand toute la fibre de l’être se ramasse torréfiée en flaque salée dans la gorge des caniveaux ce n’est surtout pas parce qu’on tombent en amour deux cent fois par nuit qu’il ne reste rien à briser
jeudi 10 décembre 2009
lundi 7 décembre 2009
sit-in
nous ne dormons plus parce que les jours sont vides et nos corps inutiles la lumière cette salope parfois se glisse jusque dans la cuisine lèche nos faces de vampires c'est pour ça et autre chose qu'on a mis tous les matelas dans le salon pour protester contre l'ennui et février toutes ces drogues ces choses ce béton et on se touche avec nos bouches
(parfois dans la fenêtre les enfants de la voisine font semblant de jouer de la neige en constellation sur leurs enveloppes d'hivers pour que leur mère ne s'évapore pas en pilules avec les autres)
jeudi 3 décembre 2009
vomir
des semaines somnambules à courir après sa queue pratiquer sa liberté de tout petits coups de poing dans le vide étourdis par les rires et le trouble de n'être pas une image absoute
mercredi 11 novembre 2009
prison de poupées
nous sommes plastique
fruits obilgés de peu de rêves
chair d'une amérique
de chlore et de téléromans
nous sommes fils de rien
moins que personne
de la télévision et de trop de regrets
avons dans la gorge cette langue cheap de sofa
de bière en vente chez esso
(surtout ne pas déplaire
travailler son cul
être le meilleur
de sa catégorie)
des fourrés du dedans
nous sommes plastique
images animées de désirs d'images
quelques pas de danse et maintenir l'ambiance
nous sommes très beaux
et lisses
agencés aux tapis
propres
et délavés de vie
lundi 12 octobre 2009
afterhour
écartelés entre tuer le temps et ne pas mourir d'ennui dans le dégoût des jours égaux à déborder dans des moiteurs fauves qui crépitent à renforts de toutes les textures d’apparences s’improviser des squats d’intimités de circonstances avec toujours jamais la même histoire d'incontinence des nerfs cette mémoire des odeurs et la curiosité de voir comment cette fois ça va s'écraser
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