lundi 12 octobre 2009

afterhour



écartelés entre tuer le temps et ne pas mourir d'ennui dans le dégoût des jours égaux à déborder dans des moiteurs fauves qui crépitent à renforts de toutes les textures d’apparences s’improviser des squats d’intimités de circonstances avec toujours jamais la même histoire d'incontinence des nerfs cette mémoire des odeurs et la curiosité de voir comment cette fois ça va s'écraser



trop souvent tiraillés par l'haleine halal des taxis de voyages en bouts de nuits de parle-moi dans la bouche dans mon absence à moi-même son manteau de chair un autre escalier de fer forgé une pièce mal chauffée de haschisch à tout se faire sans rien se dire vraiment le creux du corps en forme d'abandon tout croche par l’appel de muses salées de danses sales toute en immensité brune la couleur de l'amour



s'imprégner des hordes de vampires à jouer sans filet déchirer nos vies neuves trop propres délavées de vie noyer dans le fuzz et toutes les couleurs d'alcool plus de hangars insalubres bars glauques nombrils salés le sourire fake d’impatiences d’épidermes et jusqu'à ce que les lumière se rallument l'impression de la famille nourrie de drogues cheap de soliloques à sens unique et si possible venir dans la face de quelque chose de beau piétiner un peu de fraîcheur et faire semblant avec un poing dans le cul avec le linge qui va avec

samedi 15 août 2009

beach club




entre les meutes décolorées coulées dans le plastique qui jappent en monosyllabes filles sourires filles jaune orange pectoraux à casquettes noyés dans la répétition se dessinant un destin lavallois de pause publicitaire à grands coups d'investissement dans l'épilation et le graissage de leurs nombrils à se saouler de vacuité à perte de souffle


mercredi 12 août 2009

l'été c'est fait pour jouer




dans les orages de pollen la lumière lèche le pourtour des éclatements de l'âme cimente la nature de la fuite en avant quelque chose doit arriver quel terrible gaspillage de la beauté paysage d'étoffe animé par le vent la moiteur moulant l'appétit des passants


mardi 11 août 2009

(québécois)




toujours le pied sur le brake au moment de brûler à espérer que quelqu’un fasse quelque chose à sa place d'explorateur de wal-mart et de raisons de chialer assis devant l’éternité en attente que ça passe ou qu’une main tendue guérisse douze pelletées de tristesse accrochées derrière une tête à claques ce n’est pas en noyant de molson toute une vie rapaillée que ça s’oublie ces choses-là ça colle tellement au corps que souvent on se dévore le crâne juste à essayer de s’apprécier un peu les uns les autres

ah, oui.... le titre.







"quand tu voudras être avec moi là on verra qui fourre avec ma tête..."